|
Co-dépendance, dépendance, résilience,
indépendance... Vous sentez-vous parfois
dépendant(e) du regard des
autres ?
De la dépendance à la
co-indépendance
<script type="text/javascript" src="http://forms.aweber.com/form/49/385318849.js"></script>
Le triangle dramatique (échapper au piège toxique sauveteur - victime - persécuteur) La peur du non (de dire non ou de s'entendre dire non) par Bernard Raquin On se sent coupable quand on est dépendant de la drogue, de l’alcool, du tabac, de la présence de l’autre. Comment quitter l’enfer de la dépendance ? Plutôt que de parler de substances conduisant à la dépendance – tabac, alcool, drogue – j’ai choisi d’illustrer le profil – un peu schématique bien sûr – du dépendant : le manque, l’attente, la frustration, et l’illusion. L'une des plus grandes dépendances est « la dépendance à l’autre ». Si quelqu’un sait se débrouiller pour être à peu près comblé affectivement, il n’aura plus besoin de drogues. Il est plus rapide et moins toxique d’apprendre à satisfaire ses besoins psychologiques. Comment devient-on dépendant ? Au départ, l’enfant et l’adulte s’aiment souvent simultanément, puis chacun leur tour... mais parfois l’un des deux – l’adulte – laisse passer son tour. La relation devient un jeu à somme nulle : on n’y récupère que ce qu’on y met, et ce que l’un gagne l’est au détriment de l’autre, sans qu’il y ait accroissement du bien-être. Un seul des deux semble se dévouer pour faire fonctionner le système : l’enfant, qui ne comprend pas comment se faire aimer, souvent pour des raisons qui ne lui appartiennent pas. Entre adultes, le partenaire moins-aimant finit par devenir aussi co-dépendant. Il est difficile de ne pas dépendre des attentions et des services offerts. Les co-dépendants évoluent dans le fameux « triangle dramatique », ne disposant que de trois rôles qu’ils échangent à l’infini : Persécuteur, Victime, Sauveteur (voir sur ce point l'Analyse transactionnelle au quotidien). Dans un premier temps, le co-dépendant, en position de Sauveteur, cherche une Victime (à sauver, protéger, éveiller, choyer, etc), et la trouve bien sûr. (« Il est mal avec sa femme ». « Avec moi elle va s’épanouir ». « Jamais personne ne l’a aimé autant que moi »). Cette Victime, qui n’a rien demandé, peut être délicieusement surprise de tant d’attentions : fleurs, compliments, admiration, disponibilité, écoute… Mais, au bout d’un certain temps, fatiguée par ces préventions envahissantes, la Victime veut quitter le jeu. Le co-dépendant se place alors en position Victime (larmes, rappel de toutes les marques d’amour offertes), pour inciter son partenaire à devenir Sauveteur. Si cela ne fonctionne pas, la Victime prend alors le rôle de Persécuteur, transformant son partenaire en Victime. C’est alors la litanie des « Il va le payer, après tout ce que j’ai fait pour lui ». Vous connaissez sans doute ce couple : chaque fois que vous le croisez, ils se disputent, ou vivent d’intenses et compliqués problèmes. L’un semble vouer à l’autre une sombre rancoeur qui s’extériorise sous forme de reproches, l’autre préfère somatiser. En cas de crise grave, ce processus peut s’inverser. Leurs disputes sont parfaitement argumentées, et leur séparation, sans cesse annoncée. Pourtant, dès qu’il fait mine de la quitter, on la voit déployer toutes ses astuces. D’une voix charmante, ou suppliante, elle pardonne à l’autre le mal qu’elle lui a fait. Et lui, magnanime, ne lui reproche plus ce qu’il fait lui-même. Ils se réconcilient, car ils sont déterminés à faire des efforts… Cela dure quelques jours, le temps de reprendre des forces. Il existe aussi une variante plus douce, mieux acceptée socialement : le couple où l’un accepte d’être au service de l’autre, attitude parfois justifiée par une raison spirituelle. Souvent associée avec la difficulté de dire non. Tant qu’il n’y a pas de crise grave, cela dure. Et, ma foi, n’est-ce pas aussi une forme d’amour ? On peut aussi s’épanouir dans l’offrande, si on n’y perd pas son âme, si on est respecté. Mais souvent, insensiblement, la mécanique redevient plus intense : ils ne sont que les acteurs d’un scénario répétitif dont ils ignorent les règles, qui consistent à demander à l’autre de dépendre autant que soi-même, pour éteindre l’angoisse et la peur d’être rejeté. Veux-tu m’aimer ? J’en ai besoin. Chez les enfants, c’est plus simple : je cherche à adopter tout comportement qui pourra me gratifier. « Si je fais cela, vais-je plaire à maman et à papa ? Ou cela ? J’ai remarqué que quand je disais cela, elle avait l’air contente ». Les enfants dépendants ne disposent, par rapport aux adultes, que de deux rôles : beaucoup Victime et un peu Sauveteur. En revanche, les enfants mal élevés (à qui on ne fixe pas de règles) deviennent souvent Persécuteurs, et cela leur nuit considérablement dans la vie. Derrière la dépendance se cache le trait commun à tous les humains, le fondement même de l’amour, mais un amour un peu dévoyé de sa route. Un cri semble jaillir du fond du coeur : « Renvoie-moi une bonne image de moi ! ». C’est un peu comme si on demandait à l’autre de nous prouver notre propre identité, ce que les parents n’ont su faire. Pour être aimés, certains peuvent être tentés de faire n’importe quoi… et le font. Un enfant peut accepter de mendier l’amour, de se contraindre à être gai, ou bien de s’isoler en lui-même. Il attend que ses parents modifient leur comportement, ou qu’il trouve le « truc ». Un homme peut attendre qu’une femme devienne plus conforme à son idéal ; une femme peut attendre qu’un homme divorce. Ou on attendra l’heure de la pause pour fumer, le soir pour boire. Car le dépendant est condamné à attendre. Incapable de regarder les bienfaits du présent, il attend le jour où enfin, les choses seront résolues. Et ce jour tarde… La frustration conduit à l’illusion, qui conduit au besoin d’excitation : le tabac, la drogue, et l’alcool ne sont pas loin. Certains peuvent tenter de s'apaiser en "tombant amoureux" à tort et à travers, pour retrouver l'euphorie. Manque d’amour, bien sûr. Le manque d’amour, énergie subtile et divine que l’être humain choisit d’offrir ou non, est souvent le terreau des troubles psychiques. Mais savons-nous aimer ? Le dépendant oscille entre un sentiment d’incapacité d’aimer, et la terrible interrogation : « Suis-je digne d’amour ? ». Ayant manqué, ou cru manquer, d’affection, il estime qu’il faut être utile pour être aimé. Très vite, le dépendant cherchera à faire plaisir, à se rendre indispensable. « Pourquoi aller chercher ailleurs ? On est si bien, tous les deux… » Il a tellement besoin d’être important pour quelqu’un. Veux-tu te laisser aimer ? J’en ai besoin. Vivre sans quelqu’un à aimer, protéger, soigner, est impossible. L’enfant privé d’amour cherchera souvent à aider les autres. Le manque d’amour ne conduit pas nécessairement à la névrose, il peut aussi conduire à l’amour universel… Souvent, l’adulte dira des réflexions de ce genre : « Réussir pour moi ne m’intéresse pas. Je ne conçois pas la vie sans aider les autres. Si quelqu’un a besoin d’aide, je ne peux m’empêcher de vouloir l’aider ». Très souvent, la drogue remplit cette fonction : cela devient un moyen de rejoindre l’humanité, non par contact direct, mais dans une sphère différente, où on peut s’illusionner sur des hommes idéaux, et sur des rapports idéaux. Élargir ses frontières. Nous ne sommes pas condamnés. Les drogués, alcooliques et co-dépendants ne l’ont pas toujours été et ne le seront pas toujours. - Pour quitter l’enfer de la dépendance, il faut apprendre à établir ses frontières : « Jusqu’où puis-je aller sans renoncer à l’estime de moi ? N’y a-t-il pas en moi une voix qui me signale que vraiment, on abuse de moi ? Comment est-ce que je sais qu’il est temps de dire non ? » - En plus d’apprendre à dire non, mieux vaut apprendre à rompre : car si je ne sais pas rompre, j’envoie inconsciemment des signaux qui attirent les prédateurs. Et rompre, c’est aussi savoir rompre avec la drogue, rompre avec le troisième verre : apprendre quand s’arrêter, tout est là. En sachant dire non, vous vous faites respecter, et vous attirez donc des plaisirs dont les retombées à court et long terme sont favorables. - Il est vivement conseillé d’apprendre à s’aimer. Et pour cela, point de grand discours : félicitez-vous chaque jour pour ce que vous faites bien. Même si ce sont des détails, cela permet d’orienter l’attention de votre cerveau vers vos véritables qualités, celles que vous aimez développer. - Sur un plan thérapeutique, il existe aujourd’hui de très nombreuses possibilités d’atténuer ou de supprimer la dépendance et d’offrir plus de choix. Avec mes clients, j’agis en général sur le déclencheur du comportement : avec des techniques précises, j’identifie le processus qui conduit au manque, puis au désir, puis à l’acte de dépendre. J’aide alors le client à modifier chacune des sous-modalités (l’expérience sensorielle la plus fine et la plus inconsciente) du déclencheur. Puis je passe à la deuxième étape : permettre de réorganiser ce qui lui a permis la création du comportement dépendant ; sinon ce comportement risque de se reproduire sous une autre forme. Ouvrez les yeux pour reconnaître l’amour sous toutes ses formes. Très souvent, nous limitons l’amour à deux ou trois types de relations, alors qu’il existe des nuances infinies. Jésus aimait-il les hommes de son époque parce qu’ils étaient différents de nous ? Non, il aimait les hommes car son regard était différent. Dès maintenant, pourquoi ne pas changer le regard que vous portez sur vous-même ? Il est possible de remplacer les plaisirs toxiques par des plaisirs supérieurs : le plaisir de respirer, le plaisir de sentir son corps léger, le plaisir d’être libre, co-indépendant, ou, comme le disaient les Vikings, « Seigneur de soi-même ». Bernard RAQUIN Accueil Rencontre n° 159 - mai/juin 1994 La résistance au non aide
à
déterminer votre style
de personnalité. (que vous pouvez
développer
en permanence en laissant votre autres facettes s'exprimer).
← Résistance maximum au
non
Peur
d’affronter
le non →
Évaluez votre degré
de
dépendance (sans jugement de valeur) :
← Dépendance par rapport au monde
extérieur
Indépendance →
Défi Synergique
Opinion
Organisateur Créatif Méditatif Affectif
Évaluez votre degré de dépendance en fonction de votre type de personnalité, et déterminez le type de personnalité qui peut vous influencer et/ou vous manipuler : Méditatif : « Un bon bain, puis une bonne promenade, un bon livre, assis sur un banc et contempler le ciel ». Créatif : « Vite, une idée, ralbol de l’ennui, faut que je trouve quelqu’un pour m’amuser ». Affectif : « Comment va Martine ? Cela fait longtemps que je n’ai pas eu de ses nouvelles. Oh, qu’il est mignon ce bébé… » Défi : « Je leur prépare un coup fumant, ils vont tous être épatés ! » Opinion : « Ce gouvernement ne comprend rien, pas étonnant, avec les idées du passé… » Organisateur : « Quand j’aurai fini de ranger la cave, je peindrai les volets. Ne pas oublier de faire le plein demain matin ». Synergique : « Je finis ce que je commence, et j’en suis satisfait ». Déterminez ce que vous cherchez à travers la dépendance, puis les façons d'obtenir les mêmes satisfactions positives par d'autres moyens et avec d'autres personnes. <script type="text/javascript" src="http://forms.aweber.com/form/49/385318849.js"></script>
Ces livres peuvent vous aider : Les styles de
Personnalité,
Bernard Raquin, Éditions Jouvence
Sortir du triangle dramatique, Bernard
Raquin, Éditions Jouvence
![]() Le Jeu de la Démanipulation, Bernard Raquin et Marc Kucharz, Éditions Trédaniel
Retour au sommaire/Back Home http://www.bernard-raquin.com
Quitter la dépendance psychologique et
affective
: psychologie pratique pour la vie quotidienne, développement et
épanouissement
personnel, quitter la co-dépendance, l'assuétude,
l'influence négative,
les relations sado-maso, le triangle dramatique (sauveteur
persécuteur
victime, sauveteuse persécutrice victime). Et avec
"Total Détox", quittez la dépendance alimentaire, la
dépendance
aux sodas, au sucre, à la graisse, à l'alcool, à
la
drogue, à l'aspartame et autres édulcorants, en
éliminant les substances chimiques qui polluent votre organisme
et qui vous empêchent de choisir des aliments vivants et de
mincir, ou tout simplement de vous sentir bien dans votre peau. |