H. Castanet - N. Guey - F. Haccoun - Ph. Hellebois - D. Laurent - R.E Manzetti - P. Monribot - J. Ruff - A. Zaloszyc
La doxa lacanienne est connue et une phrase la résume :
« il n’y a pas de rapport sexuel ». La contingence s’en trouverait immédiatement récusée – à quoi bon parler du
il y a de la contingence puisqu’
il n’y a pas et qu’il est déterminent pour la structure ! À quoi bon poser le rapport sexuel comme contingent puisque « Freud nous met sur la voie de ce que l’ab-sens désigne le sexe » . À quoi bon insister sur la rencontre puisque c’est le « ce n’est pas ça « qui est la vagissement de l’appel du réel » pour reprendre des formules connues de Jacques Lacan dans « l’étourdit » (1972).
Les références du dernier enseignement de Lacan rendent compte en logique de la
thèse « nya ». Ce qui s’obtient, par la démonstration, est l’impossible à écrire qui s’énonce précisément : i
l n’y a pas de rapport sexuel. Cet impossible n’a de consistance que logique.
La fin du tout dernier enseignement de Lacan, isolé par Jacques-Alain Miller dans son Cours, n’annule pas ces acquis, mais il est autre : « i
l n’y a pas de rapport sexuel n’implique pas qu’il n’y ait pas de rapport au sexe » Au contraire, c’est le
il n’y a pas qui conditionne le rapport au sexe et fonde deux modes distincts de se sexualiser, selon que le sujet se place sous le signifiant homme ou le signifiant femme.
Quid du rapport sexuel entendu comme
rapport au sexe ? Qu’en est-il pour les hommes affligés du signifiant phallique qui les place du côté de l’universel du
tout homme ? Qu’en est-il pour les femmes qui, d’être
pas toutes prises dans ce semblant, font objection à l’universel ?
Lisons quelques réponses cliniques tirées du cas par cas.