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Alphonse de Lamartine

Alphonse de LamartineNé à Mâcon le 21 octobre 1790, mort le 28 février 1869, Lamartine passe sa jeunesse à Milly en Saône et Loire avec son père gentilhomme royaliste, sa mère et ses cinq soeurs.

De 1808 à 1814 Lamartine poursuit ses études dans un collège tenu par des jésuites à Belley dans l’Ain. Pendant la Restauration on lui offre la place très convoitée de garde du corps de Louis XVIII. En 1815, pendant les Cent Jours [1], s’abstenant de suivre Louis XVIII à Gand, il va se réfugier tout d’abord en Suisse puis en Savoie et c’est là qu’il rencontre en 1816, sur les bords du lac du Bourget, à Aix-les-Bains, Julie Charles, une femme mariée qui sera l’Elvire des Méditations poétiques.

Lamartine vit avec cette femme un amour intense qui sera malheureusement bref, Julie mourant de phtisie [2] l’année suivante. C’est en souvenir de Julie que Lamartine écrira les Méditations poétiques, dont le poème le plus célèbre est Le Lac où il évoque ce rendez-vous manqué avec celle qu’il nomme Elvire. Il reprend son service dans les gardes du corps après Waterloo mais il démissionne peu de temps après.

Lamartine devient célèbre à partir de 1820 avec la parution des « Méditations poétiques ». Tout le monde s’accorde à dire que c’est la première manifestation du romantisme en France. Cette même année, il épouse Mary-Ann Birch une anglaise catholique. De cette union naîtront deux enfants : Alphonse qui mourra à vingt mois et Julia qui mourra vers l’âge de dix ans.

Continuant dans la même direction, Lamartine publie en 1823 les « Nouvelles méditations poétiques », la « Mort de Socrate » et en 1825 un hommage à Byron. Lamartine est élu à l’Académie française en 1829 et publie ses « Harmonies poétiques et religieuses » en 1830.

Lamartine se présente à la députation en 1831, battu, il s’embarque pour le Proche-Orient. Il est élu pendant son absence député de Bergues. Prévenu par un membre de sa famille il réussit à rentrer en France pour l’ouverture de la session parlementaire le 23 décembre 1833. Il restera député de Bergues, puis de Mâcon et pour terminer du Loiret jusqu’au coup d’Etat du 2 décembre 1851. En 1836 Lamartine publie « Jocelyn », puis « La Chute d’un ange » en 1838 et les « Recueillements » en 1839. A partir de cette époque il se consacre entièrement à la politique. Du reste on pourra s’en rendre compte en lisant son « Histoire des Girondins » publiée en 1847.

Ministre des Affaires étrangères en 1848 Lamartine est en fait chef du gouvernement provisoire qui a été constitué le 24 février de cette même année. Ecarté du pouvoir par ses adversaires en juin, il continue de se battre en se présentant à la présidence aux élections du 10 décembre 1848. Lamartine subit un cruel échec et pour lui c’est le début de la fin.

Très endetté il devient le bagnard de l’écriture. Il publie Confidences et Raphaël en 1849 puis, Nouvelles confidences et l’Histoire de la Restauration en 1851, Histoire des Constituants en 1853, Histoire de La Turquie à partir de 1853, Histoire de la Russie en 1855, Cours familier de littérature de 1856 à 1869. Ruiné même près avoir vendu la majorité de ses biens, Lamartine meurt le 28 février 1869 à Paris dans la pauvreté et l’indifférence générale.

par Webmaster


[1] Période débutant le 20 mars 1815 avec le retour de Napoléon Ier à Paris et le 22 juin 1815 jour de sa seconde abdication. C’est en fait la défaite de Waterloo le 18 juin 1815 qui marqua la fin des Cent-Jours.

[2] Tuberculose pulmonaire


Publié le 8 octobre 2006 - Modifié le 8 octobre 2006
 
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