Le choc de deux silex fait jaillir l'étincelle, parcelle de feu. La confrontation des antagonismes fait jaillir l'idée, parcelle de sens, entaille dans le mur de
l'ignorance, porte du sacré qui sépare le monde des hommes de celui des dieux...
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A notre droite l'irrationnel symbolisé par Circé, la Magicienne qui habitait l'île d'Aéaea. Circé était douée de pouvoirs extraordinaires: capable de faire descendre du ciel les étoiles, elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle était redoutable par sa beauté et ses sortilèges. Dans le parc elle reçoit la lumière des derniers rayons du soleil.

Selon l'odyssée, Ulysse envoya à la découverte de l'île Aeaea vingt trois compagnons; Circé les changea en pourceaux, sauf Euryloque qui réussit à avertir Ulysse. C'est Hermès qui lui servit de guide et lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly : Ulysse se fit aimer de Circé et obtint que ses compagnons reprennent leur forme humaine.


A notre gauche, Platon, parangon de la raison philosophique qui ne s'éloigne jamais trop de son maître Socrate. ll est éclairé par le soleil levant.

Tout les oppose, aussi bien le fond que la forme et pourtant c'est de leur opposition antagoniste et contradictoire que naît l'ordre de la nature constamment remis en cause et constamment renouvelé.

C'est aussi leur opposition nécessaire et féconde qui crée ces états d'équilibres éphémères, condition sine qua non de l'émergence d'un nouvel état, ou porte étroite que seul l'initié peut franchir, laissant derrière lui dans cette épreuve, le vieil homme symbolisé par Saturne enfermé dans un temps cyclique ainsi que les conflits de l'ego soumis à toutes les démesures de Dionysos, prisonnier lui-même de son ego et de sa folie, cadeau empoisonné d'Héra.

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Le couple antagoniste Platon - Circé