Le plan du Labyrinthe
De tous les bosquets disparus, le plus célèbre est incontestablement celui du Labyrinthe. C'est aussi l'un des tous premiers mis en place, conçu par Charles Perrault pour l'éducation du Dauphin.

Expression de la quête de la sagesse, le labyrinthe l'exprime par trente neuf fontaines reprenant des fables d'Ésope.

Elles seront mises en place dans des bassins de rocaille entre 1672 et 1677. Dix huit sculpteurs les ont réalisées et elles ont été peintes au naturel par Jacques Bailly.

Elles mettaient en scène 333 animaux de métal, faisant de Versailles le plus grand parc animalier du XVIIe siècle.

D'un entretien difficile, aussi bien par la nécessité de restaurations constantes des peintures que par la complexité du réseau hydraulique, ce bosquet fût probablement le premier à voir son accès restreint par des grilles en fer.

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En 1778 il est remplacé par un nouveau bosquet qui deviendra célèbre lui aussi, mais pour de moins nobles raisons, le bosquet de la Reine, où se déroula l'un des principaux épisodes de la fameuse affaire du collier.

À l'exception de la présence du seul marbre polychrome du parc, le tracé de ce bosquet ne présente en lui-même aucun intérêt, si ce n'est d'offrir aux mères de famille un espace agréable pour les jeux des petits.

Le Labyrinthe est devenu avec le temps le serpent de mer des restaurations annoncées et jamais réalisées. Il subsiste une trentaine d'objets de l'époque et les plans sont parfaitement connus, mais la re-création d'environ 300 objets dans leur état du XVIIe siècle semble bien illusoire, pour ne pas parler du coût pharaonique de la remise en place du réseau hydraulique et de l'entretien qui était déjà un problème sous Louis XIV.

Mais rien n'interdit de rêver...

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Le coq et le diamant
vue d'artiste: Thierry Bosquet (Versailles disparu)
Les Fables illustrées par les fontaines:
Le duc et les oiseaux
Les coqs et la perdrix
Le coq et le renard
Le coq et le diamant
Le chat pendu et les rats
L'aigle et le renard
Les paons et le geai
Le coq et le coq d'Inde
Le paon et la pie
Le dragon, l'enclume et la lime
Le singe et ses petits
Le combat des oiseaux
La poule et les poussins
Le renard et la grue
La grue et le renard
Le paon et le rossignol
Le perroquet et le singe
Le singe juge
Le rat et la grenouille
Le lièvre et la tortue
Le loup et la grue
Le milan et les oiseaux
Le singe roi
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Les canes et le petit barbet
Vue d'artiste: Thierry Bosquet (Versailles disparu)
L'entrée du Labyrinthe en 1693
(Jean Cotelle)
Le renard et le bouc
Le conseil des rats
Le singe et le chat
Le renard et les raisins
L'aigle et le lapin
Le loup et le porc-épic
Le serpent à plusieurs têtes
La petite souris, le chat et le cochet
Le milan et les colombes
Le dauphin et le singe
Le renard et le corbeau
Du cygne et de la grue
Le loup et la tête
Le serpent et le hérisson
Les cannes et le petit barbet
Cette fontaine, la dernière du parcours, était aussi appelée fontaine du gouffre, car les eaux qui entraient y tournaient avec rapidité et bruit avant de s'engouffrer dans la terre.









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