Le Théatre d'Eau en 1693
(Jean Cotelle)
Ce bosquet fût l'un des plus célèbres de Versailles, l'un de ceux dont Louis XIV tînt jusqu'à la fin de ses jours à le conserver, malgré sont coût d'entretien astronomique.

Il écrivit dans l'une des dernières versions de ses "Manières de voir les jardins de Versailles": on ira après Cérès pour aller au théatre, on verra les changements, et considérera les jets des arcades.

Sur une conception de le Nôtre, et à partir de dessins de Lebrun, c'est le décorateur Vigarani qui coordonne le travail des fontainiers Denis et Francini ainsi que des sculpteurs Gros, Tuby et Gaspard Marsy.

Rocailles, meulières, coquillages, vases de faïence ou de tôle, sculptures de plomb doré, treillages et topiaires, s'y mêlent étroitement aux multiples effets d'innombrables jets d'eau. Ce foisonnement exhubérant caractérise parfaitement la première partie du règne, ainsi que l'apogée d'une conception baroque à laquelle Mansart finira par mettre fin.


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Août 2005
(Bartabas)
Ce bosquet glorieux est très dispendieux, non seulement en raison de la fragilité de ses décors composites, mais aussi par sa consommation en eau, denrée précieuse à Versailles,et toujours insuffisante.

Louis XV le simplifie, n'en conservant que le tracé. Louis XVI lui donne son dessin actuel sous le nom de bosquet du Rond Vert.

Trois fontaines subsistent encore: deux sont à la National Gallery de Washington, la troisième à Trianon.

La tempête de 1999 à ravagé les plantations, et le bosquet a servi de base logistique pour les travaux de restauration des Trois Fontaines.

Il héberge quelques statues, malheureusement non accessibles au public, la réouverture n'étant pas prévisible à court terme, puisque l'emplacement est utilisé pour héberger l'été les équipes travaillant aux spectacles des Fêtes de Nuit.

Sic transit gloria mundi...
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